Chez les poissons, les nageoires sont des appendices composées d'épines osseuses liées au corps reliées et couvertes ensemble par une fine peau chez la plupart des poissons osseux, et plus proches de palmes chez les poissons cartilagineux. Elles permettent au poisson de nager, mais elles peuvent également être utilisées pour le vol ou la marche, comme chez les poissons volants et les antennaires. Les nageoires sont situées à différents endroits sur le poisson et ont chacune une forme appropriée à leur utilité, comme avancer, tourner, ou garder une position verticale.


Chez les poissons osseux, la plupart des nageoires ont des épines ou des rayons qui peuvent être des rayons épineux, des rayons mous ou bien un mélange de rayons mous et épineux. Les épines sont généralement raides et fortes, ne sont jamais segmentés et servent à se défendre dans la plupart des cas, tandis que les rayons sont généralement flexibles, fragmentés et peuvent être ramifiées.

Chez certains poissons-chats, les épines sont utilisés comme moyen de défense, de nombreux poissons-chats ont la possibilité de verrouiller leurs épines vers l'extérieur. l'épinoche est elle aussi connue pour ses épines dorsales qui causent bien souvent des piqûres aux pêcheurs ou encore les vives le long de nos plages qui avec leur épines venimeuses font le malheur des baigneurs.


Il existe différents type de nageoires qui sont facilement distinguables dans la plupart des cas :


les nageoires dorsales :


Les nageoires dorsales sont comme l'indique leur nom, les nageoires situées sur le haut du corps du poisson et très souvent à l'arrière. Elles servent à protéger le poisson contre le roulement et à tourner ou se stopper brusquement. Certains poissons peuvent en avoir jusqu'à trois distinctes.

la nageoire caudale :


La nageoire caudale d'un poisson est ce que l'on appelle plus simplement la "queue" du poisson, elle permet au poisson de déplacer un important volume d'eau et donc de se propulser.

La nageoire caudale peut être arrondie au bout, tronquée ou avoir un bord plus ou moins droit (comme chez le saumon), fourchue, ou en deux branches, échancrée, ou avec une légère courbe vers l'intérieur ou semi-lunaire, ou en forme de croissant de lune.

Il existe 6 types de nageoire caudale distincts :

Hétérocerque, ce qui signifie que les vertèbres s'étendent dans un lobe de la queue ou que la queue est asymétrique.

Épicerque signifie que le lobe supérieur est plus long (comme chez les requins).

Hypocerque signifie que le lobe inférieur est plus long (comme chez les poissons volants).

Protocerque signifie que la nageoire caudale s'étend autour de la colonne vertébrale, présents chez l'embryon des poissons et les myxines. Il ne doit pas être confondu avec une nageoire caudale qui a fusionné avec la dorsale et anale pour former une nageoire contiguë.

Diphycerque signifie que la nageoire caudale possède trois lobes, comme chez le cœlacanthe et les protoptères où les vertèbres s'étendent tout jusqu'à l'extrémité de la queue.

Homocerque signifie que les vertèbres ne s'étendent pas dans un lobe et que l'aileron est plus ou moins symétrique. C'est le type de nageoire caudale le plus fréquemment rencontré. Il en existe une grande variété de formes:


Les nageoires anales :

Les nageoires anales sont situées sur la face ventrale derrière l'anus. Elle permettent au poisson de se stabiliser lorsqu'il nage.


Les nageoires ventrales ou pelviennes :


Les nageoires pelviennes ou nageoires ventrales sont forcément par paire, et sont situées sous les nageoires pectorales, sur le ventre. Les nageoires pelviennes assistent le poisson lorsqu'il va vers le haut ou vers le bas en pleine eau, l'aide pour se tourner brusquement, et s'arrêter rapidement.

Chez les gobies les nageoires pelviennes sont souvent fondues en un disque servant de ventouse qui peut être utilisé pour s'attacher aux objets.

Les nageoires pectorales:


Les nageoires pectorales sont elles aussi par paires et sont situées de chaque côté du poisson, en général juste derrière l'opercule. Elle sont utiles aux poissons pour leur maintien en profondeur et sont parfois très développées chez certains poissons comme pour les poissons volants ce qui leur permet de « fuir » en passant par les airs.

Chez le grondin volant, elles lui servent à planer et impressionner ses potentiels prédateurs.

Chez d'autres, les nageoires pectorales permettent de marcher, particulièrement chez certaines baudroies et chez les Périophthalmes.

Certains rayons des nageoires pectorales peuvent être en forme de doigts, comme les Triglidés et Dactylopteridés.

Les « cornes » des raies manta et leurs proches, sont appelées nageoires céphaliques, ce qui est en fait une modification de la partie antérieure de la nageoire pectorale.