La pêche à la mouche sèche, qui flotte en surface est utilisée pour pêcher de gros poissons qui se nourrissent dans les eaux de surface. Pour maîtriser cette technique, il faut s'intéresser à l'activité du poisson et apprendre à reconnaître des gobages sous leurs formes les plus diverses. Le meilleur gobage que puisse repérer un pêcheur est un gobage dessinant un cercle net sur la surface mais il peut avoir d'autres formes.

Les gros poissons produisent souvent des gobages extrêmement discrets, qui se traduisent par de simples zébrures à la surface de l'eau. On peut encore observer de simples éclaboussures, surtout dans les courants rapides, ou des marsouinages.

On pêchera donc à la mouche sèche si on voit des gobages parfaits et qu'on a le sentiment que le poisson prend des insectes à la surface.

Comme les gobages se présentent souvent près d'obstacles, le plus dur est de ne pas envoyer la mouche dans un touffe d'herbes, une branche basse ou un barbelé. Il faut aussi se méfier des risques de dragages, entraînée par un petit courant contraire, le mouche peut laisser un sillage en dérivant. On estime généralement que le sillage est de nature à empêcher le poisson de mordre.

Pour travailler le poisson, on tiendra sa canne avec un angle de 45 degrés avec la surface en laissant le poisson s'épuiser sur le ressort du scion, il ne faut jamais tenter de faire remonter la prise en surface trop rapidement. Quand on sent une diminution de la résistance, on peut alors relever le scion doucement et amener la prise en surface.

Il ne faut pas oublier de placer le filet de son épuisette dans le courant pour le gonfler et de laisser le poisson arriver dans l'épuisette et non amener l'épuisette au poisson.

Une mouche sèche mouillée devient un leurre informe et inutilisable, il faut donc la sécher. Si la mouche n'est que légèrement humide, on se limitera à utiliser la canne comme un fouet en faisant claquer la mouche dans l'air. Par contre, si la mouche est imbibée de mucus, on commencera par la rincer à l'eau claire puis la pincer dans un morceau de cuir amadou, qui épongera l'eau, puis on vaporisera une lotion imperméabilisante à base de silicone.